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Un journaliste de Syfia Grands Lacs plaide pour sa liberté provisoire

Le journaliste Désiré Nshimirimana du périodique, « Syfia Grands Lacs », demande au Tribunal de Grande Instance de Ngozi de procéder à sa remise en liberté provisoire après plusieurs mois de détention préventive sous le chef d’accusation de « tentative d’assassinat.

Dans une lettre à madame la présidente de la dite juridiction, Mme Annonciate Niyonkuru, avec copies au Président de la République, l’Ombudsman burundais, le Ministre de la justice, le Procureur général prés la cour d’Appel de Ngozi et les Associations de Défense des Droits Humains, M. Nshimirimana relève les irrégularités judiciaires qui entourent son dossier.
Pour lui, même son arrestation n’a pas suivi les procédures normales car il n’y a pas d’éléments suffisants à charge qui démontrent qu’il est personnellement impliqué dans la tentative d’assassinat d’une personne de Buye, en commune de Mwumba, par grenade, le 6 février 2013.
Le prévenu ajoute que cette grenade a été lancée alors qu’il se trouvait au service en mairie de Bujumbura. Pour lui, l’auteur de cet attentat n’est d’ailleurs pas encore été identifié.
Il précise aussi que l’audience publique a, à plusieurs reprises, été reportée en rappelant les reporters successifs du 27 juin ou encore du 12 août 2013.
Dans toutes ces audiences, le ministère public a prétexté ne pas avoir amené de témoins à charge, poursuit Monsieur Nshimirimana.
La présidente du Tribunal de Grande Instance de Ngozi, de son côté, a accusé réception de la correspondance, avant de préciser que la requête sera analysée à la prochaine audience publique prévue au mois de décembre prochain.
Pour elle, le dossier est d’ailleurs traité en toute urgence car même les autres prévenus dont les affaires ont été fixées en même temps que lui n’ont pas encore comparu en audience publique.
Le Procureur général de Ngozi, Gamaliel Nkurunziza, demande, lui aussi, de la patience au prévenu Désiré Nshimirimana en affirmant que le dossier doit être traité avant que cette année ne se termine.

Y.M.