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Lancement à Bujumbura d’une campagne continentale en faveur de la liberté d’expression

Une rencontre de dialogue entre les professionnels des médias d’Afrique de l’est sur la
dépénalisation des délits de presse et la sécurité des journalistes a eu lieu les 24 et 25 juin dernier
à Bujumbura, la capitale du Burundi, à l’initiative du rapporteur spécial sur la liberté
d’expression et l’accès à ‘information, commissaire Pansy Tlakula, en collaboration avec le
centre des droits de l’homme de l’université de Pretoria, en Afrique du sud et l’union burundaise
des journalistes (UBJ).

Les autres participants devaient provenir du gouvernement burundais, de la commission
nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) ou encore des organisations de la société
civile.

Le président de l’UBJ, Alexandre Niyungeko, a déploré, à l’occasion de l’ouverture de l’activité,
l’absence des représentants du gouvernement burundais à la rencontre régionale.
Le même intervenant a fait savoir, dans son discours d’ouverture, que la rencontre était destinée
à débattre de la manière efficace de dépénaliser la liberté d’expression, mais aussi de réfléchir sur
les menaces qui pèsent sur la pratique libre et indépendante du journalisme et le métier de
journalisme lui-même.

Ces menaces s’exercent aussi sur les syndicats de journalistes et d’autres organisations des
professionnels des médias.

« Mais heureusement, les journalistes et les organisations de médiasne cèdent pas à ces pressions », a-t-il souligné en substance, avant d’ajouter que l’ampleur de la crise de la liberté de la presse se manifeste dans presque tous les pays de cette région par desrestrictions sans cesse croissantes de cette liberté.

« Un trop grand nombre de nos collègues sont derrière les barreaux. Je tiens particulièrement àmentionner l’Érythrée et l’Éthiopie. Nous devons continuer à lutter pour la libération de tous ces collègues injustement incarcérés », a-t-il conclu.

Pour sa part, le secrétaire général de l’association des journalistes de l’Afrique de l’est(EAJA), Omar Faruk, a fait savoir que son organisation regroupe 26.000 journalistes de 10 pays.

Dans cette partie du continent africain, les journalistes font face au quotidien au danger
physique, y compris le danger de mort dans l’exercice de leur métier, a-t-il dit.

Parlant de la rencontre régionale de Bujumbura, il a indiqué qu’elle n’était pas « fortuite », car, « le Burundi est devenu un « épicentre » de la lutte pour la liberté de la presse et la liberté d’expression, en faisant allusion au vote et à l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi controversée
sur la presse.

EAJA travaille en collaboration avec la fédération internationale des journalistes et Reporters sans frontières(RSF) pour que la communauté internationale focalise encore d’avantage son attention sur la Somalie et les autres pays d’Afrique de l’est où se commettent des atteintes les
plus graves à la liberté de la presse et la liberté d’expression, a-t-il déclaré à la fin.