Ensemble pour une presse libre, pluraliste, professionnelle et responsable !

Faisons la part des choses

Les partis politiques et les associations de la société civile ont exprimé une relative satisfaction au lendemain de l’adoption, par l’assemblée nationale, de la nouvelle loi portant réglementation des réunions et des manifestations publiques. Les professionnels des médias n’ont pas affiché la même satisfaction du fait de la dispositions de la nouvelle loi qui interdit formellement aux journalistes de couvrir des manifestations publiques qui n’auront pas été préalablement autorisées par l’administration.

De ce fait, si satisfaction il y avait, elle ne devrait toutefois pas faire oublier que quelque chose manque aussi longtemps que l’un des maillons forts de la chaîne, dans l’animation de la vie publique, à savoir la presse, n’est pas libre d’exercer en toute responsabilité et suivant les règles du métier, son travail.
Et pour cause ! Si une activité publique a eu lieu ou a été interdite, il faut, dans tous les cas, la presse pour en témoigner et à l’opinion de se faire une idée.
Par ailleurs, la curiosité journalistique, la chasse à l’information qui dynamise le métier, lui donne un sens et un goût particulier, le devoir d’informer et le droit d’être informé sont autant d’autres éléments qui ne s’accommodent pas d’une loi restrictive de la liberté d’informer.
Dans la nouvelle loi sur la presse, il était déjà question de restrictions en ce qui concerne l’obligation d’entourer de secret les sources d’information et d’amendes fortes en cas de délit supposé de presse.
On reparle également de journalistes battus, malmenés quand ils ne sont pas humiliés dans l’exercice de leur profession.
Toutes ces embûches présentes, et d’autres certainement à venir, ne doivent cependant pas amener les femmes et les hommes du secteur des médias à abdiquer et baisser les bras car, l’amélioration de la vie publique et privée passe par leurs saines et courageuses actions.